Passion des livres

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Interview


Et si on discutait avec...



Je reviens aujourd'hui avec mon rendez-vous de rencontre d'auteur. J'ai décidé d'interviewer, ce mois-ci, Virginia Robilliard qui a écrit

 

Peux-tu te présenter en quelques mots?

Ce n’est pas l’exercice que je préfère mais allons-y Rigolant. Je suis née d’un père français et d’une mère indo-mauricienne et j’ai grandi dans un environnement multiculturel. J’ai beaucoup voyagé et vécut dans plusieurs pays très jeune et cela a très certainement servit à attiser chez moi cette envie constante de découvertes.

J’ai eu une vie, avant de rencontrer mon deuxième mari, que l’on ne peut pas vraiment qualifiée de typique et pas des plus facile non plus c’est certain. J’ai toujours veillé cependant à tirer le meilleur profit de tout ce que j’ai vécu. Après tout, je suis une positive pratiquante chevronnée, c’est ce qui m’a toujours sauvée.

 

As-tu toujours voulu être écrivain ?

J’aime lire, j’ai toujours aimé ça, m’immerger complètement dans les histoires et me laisser porter par la narration de l’auteur dans un monde merveilleux qui n’appartient qu’à moi. J’ai appris à lire très vite et très jeune et mon institutrice, à l’époque, à tout fait pour m’encourager dans cette voie. Puis petit à petit je me suis dit que je voulais moi aussi écrire des histoires que tout le monde lirait et qui apporterait à mes lecteurs cette joie et cette paix que je ressens à chaque fois qu’un livre me prend.

L’été de mes 14 ans, j’ai décidé que j’allais le faire et j’ai écrit une histoire qui parlait de légendes, de mythes et de l’Atlantide. Je n’ai jamais montré ce livre à qui que ce soit, j’étais encore trop timide pour ça, mais je l’ai toujours. Il est là pour me rappeler que, malgré tous les tours et détours que j’ai pu prendre jusque-là, écrire reste ma passion et auteur reste le seul métier que je veux faire.

 

Parlons de tes lectures. Quel est ton livre préféré ? Quel est le livre que tu as le moins aimé ?

Est-ce que j’ai le droit de dire que je n’ai pas un seul mais plusieurs livres préférés ? Sinon c’est trop difficile comme question Sourire ! Voyage au Centre de la Terre et La Nuit des temps sont dans mon top 10 c’est sûr mais il y en a aussi tellement d’autres.

Pour le livre que j’ai le moins aimé, je ne m’en souviens pas. Pour moi un livre doit me plonger dans son monde et mon imagination y ajoute la couleur et la tête que je veux aux personnages, il faut que l’humour soit également présent pour qu’un livre m’intéresse et si l’histoire me plait, je vais arriver à la fin du bouquin sans m’en apercevoir.

Par contre, si un livre ne me plait pas, je vais vite m’en rendre compte en règle général et je vais même aller jusqu’à en oublier le titre. Je ne m’en souviendrais que si je revois le titre et qu’une petite voix me dira « Ne prends pas ce livre-là, souviens-toi que tu as déjà essayé de le lire et que tu n’as pas aimé ».

Comme je fais beaucoup de recherches en ce moment pour la suite des aventures de mes sorcières, je lis peu de romans, ma PAL grossit et ma liste d’envie aussi du coup mais l’effet secondaire, c’est que j’ai oublié le dernier livre qui ne m’a pas plu Sourire

 

Quel est ton genre préféré ?

Le fantastique vient en tête de liste, les mythologies, les contes et légendes, j’aime aussi le roman d’aventure, le roman historique et le roman policier.

 

As-tu une grande pile à lire ?

Oui, je crois qu’on peut la qualifier de conséquente. Il y a beaucoup de livres sortis récemment que j’ai envie de lire. Mais je me concentre sur l’écriture du tome 2 des aventures de mes sorcières pour le moment. Ma PAL continue donc à grossir dans son coin et attends que je m’occupe d’elle.

 

Y a-t-il des livres qui t'ont donné envie d'écrire ou qui t'inspire ?

La Nuit des Temps, Voyage au Centre de la Terre, l’Aiguille Creuse, ces livres et leurs auteurs et bien d’autres m’ont donné envie d’écrire et continue de m’inspirer.

 

Ecoutes-tu de la musique quand tu écris ? As-tu des playlists spéciales écriture ?

Absolument, j’ai d’ailleurs effectivement crée plusieurs playlists « écriture ». J’écoute de la musique épique et des musiques de films avec ou sans chœurs mais toujours sans paroles. La musique m’aide à créer des ambiances dans mon esprit, elle va chercher les images cachées dans mon imagination et m’aidera à décrire avec des mots la scène que je vois se jouer dans mon esprit.

 

As-tu d'autres « rituels » lorsque tu écris (si tu veux bien en parler bien sur) ?

Je n’ai pas de rituel particulier à part celui d’écouter de la musique quand j’écris. Puis j’ai mes deux chats, Smith & Wilson, qui, s’ils ne font pas partie d’un rituel particulier, font incontestablement partie de mon monde d’écrivain.

 

Parle nous un peu de ton livre? Les sorcières de Salers, tome 1 ?

L’idée d’écrire une histoire avec des triplettes sorcières me trottait dans la tête depuis un bout de temps mais c’est ma fille qui m’a présenté l’élément déclencheur. Un jour que je lui reprochais de ne lire que des mangas et d’essayer de s’intéresser à autre chose, nous avons décidé de faire un pari. Je lisais un manga et elle lisait un des romans que je lui recommandais.

Ma fille a découvert qu’elle aimait lire les romans aussi pour finir et moi j’ai découvert que j’avais des à priori faussés sur les mangas et la culture japonaise en général (pour moi qui aime découvrir tellement de choses, ça m’a fichu un coup si j’ose dire et j’ai revu mes perspectives). J’ai découvert une mythologie riche et méconnue de nos contrées occidentales et, comme d’habitude, j’ai eu envie de faire partager ma découverte.

J’ai donc fait un maximum de recherches sur les mythologies et autres légendes japonaises et petit à petit mon histoire avec mes sorcières à naturellement pris la forme qui me plaisait et qui continuait de m’échapper jusque-là.

 

Pourquoi avoir placé cette histoire dans la mythologie asiatique ? C'était original et très intéressant.

Je voulais faire découvrir cette mythologie à d’autres lecteurs qui, comme moi, serait heureux de découvrir autre chose de la culture japonaise que ce que nous en voyons en général.

 

As-tu d'autres projets livresques en cours ? La suite des sorcières ?

Pour le moment, je me concentre sur les aventures de mes sorcières que j’ai prévu d’étaler sur 5 tomes.

Par contre, oui, j’ai effectivement plusieurs autres projets livresques en cours qui sont pour le moment à l’état d’ébauche dans mon carnet d’histoires mais qui prendront vie tout de suite après la fin du tome 5 des Sorcières de Salers.

J’ai imaginé un univers steampunk pour ma prochaine série mais… admettons que je n’ai rien dit pour l’instant ;-)

 

Que pouvons-nous te souhaiter pour le futur ?

Que mes sorcières vont ensorceler de nombreux lecteurs qui auront envie de me dire ce qu’ils pensent de leurs aventures.

J’ai envie de créer ce lien particulier qui peut exister entre un auteur et ses lecteurs, je veux rester proche et à l’écoute (toujours dans le positif et le constructif entendons-nous bien. Pas de temps à ménager pour la négativité ;-) ). J’espère donc avoir bientôt l’occasion d’échanger avec mes lecteurs même si pour le moment je fais toujours partie de la liste des illustres auteurs inconnus.

 

Aimerais-tu nous dire autre chose ?

Prendre le risque de découvrir quelque chose de nouveau ménage souvent de bonnes surprises alors tenter, pourquoi pas ?

 

 

 

Et voici Wilson (le plus grand) et Smith (Le plus petit).

 

Merci beaucoup à Virginia d'avoir bien voulu répondre à mes questions.


15/05/2016
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Et si on discutait avec...

Bon ce mois-ci, je ne savais pas trop quand publié mon interview. Soit c'était le lundi 15 mais alors j'aurais eu trop d'article sur une journée, soit c'était le 14 ou alors le 16. Je me suis décidée pour le 16 pour pouvoir avoir mon rendez-vous du dimanche.

 

Et donc en ce 16 février, je vous présente une petite interview de Sandra Triname, l'auteur de

 

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Bonjour, d'abord merci pour cette interview. Donc je m'appelle Sandra Triname, j'ai 34 ans et je vis en Haute-Normandie.

 

As-tu toujours voulu être écrivain ?

Non, j'ai toujours écrit, mais pour moi il s'agissait davantage d'un exutoire que d'un véritable métier. J'ai fini par envoyer un manuscrit à une maison d'édition seulement pour honorer une promesse et voilà, ça a marché. Comme quoi ^^

 

Parlons de tes lectures. Quel est ton livre préféré ? Quel est le livre que tu as le moins aimé ?

Mon livre préféré... j'en ai un paquet ! En tous cas celui qui m'a sans doute poussé à véritablement écrire est Entretien avec un vampire, d'Anne Rice. J'ai eu un gros coup de foudre pour ce livre à l'âge de 13 ou 14 ans. Celui que j'ai le moins aimé... ben pour le coup je l'ai pas gardé en mémoire^^

 

Quel est ton genre préféré ? Les thrillers ou autres choses ?

Je suis une inconditionnelle de la littérature fantastique. Pas de limite à la folie de l'auteur ^^ mais je lis de tout, je n'aime pas me limiter à un style que ce soit en lecture ou en écriture.

 

As-tu une grande pile à lire ?

Ça m'est arrivé, maintenant je tente d'être raisonnable et je lis les livres au fur et à mesure de mes achats.

 

Y a-t-il des livres qui t'ont donné envie d'écrire ou qui t'inspire ?

Comme je l'ai dit plus haut, Entretien avec un vampire. Anne Rice a su créer un monde, un style et a surtout créé les prémices de la romance M/M, ce qui à l'époque n'était pas forcément bien vu. Elle a remporté un pari de taille et a tout mon respect pour ça.

 

Écoutes-tu de la musique quand tu écris ? As-tu des playlistes spéciales écriture ?

En fait, j'écoute de la musique toute la journée ^^ Je ne sais pas vivre sans. Ma playliste dépend de l'ambiance du livre, des scènes que je suis en train d'écrire à l'instant T. Elle m'aide à me plonger dans l'ambiance et à me couper du monde.

 

As-tu d'autres « rituels » lorsque tu écris (si tu veux bien en parler bien sur) ?

D'abord, je préfère être seule, je me mets devant l'ordi, je choisis la musique, je relis les dernières lignes puis... c'est parti !

 

Parle-nous un peu de ton livre, Salem ?

Salem est un roman fantastique qui pourrait être placé en bit-lit ou en urban fantaisie. Il traite de la réincarnation sur fond de légendes amérindiennes et du procès, bien entendu, ou plutôt de ce que celui-ci était censé dissimuler.

 

Tu as du faire beaucoup de recherche sur le procès des sorcières de Salem et sur l'ambiance qui régnait à cette époque ?

En effet, j'ai fait pratiquement 2 ans de recherches afin de recouper les informations et faire le tri entre le vrai et le faux. Mais cela a été enrichissant, j'adore vraiment l'histoire et je pense que ça apporte un plus au roman.

 

Pourquoi basé ton récit sur une meute de loups-garous ?

Tout simplement parce que beaucoup de gens ignorent ce qui a véritablement provoqué le procès. L'exemple le plus criant étant les guerres amérindiennes qui secouaient la région à l'époque et qui ont été l'une des premières causes d'hystérie collective.J'ai donc décidé que pour une fois, l'histoire serait racontée du point de vue de ce peuple trop souvent oublié. Le loup est très présent dans leurs légendes, il est considéré comme un frère. Donc l'idée s'est imposée naturellement.

 

As-tu d'autres projets livresques en cours ?

Oui, je travaille actuellement sur un thriller fantastique et une romance contemporaine érotique. Un grand écart plutôt amusant entre légèreté et ombre ^^

 

Que pouvons-nous te souhaiter pour le futur ?

Hum... de continuer à m'éclater dans ce que je fais ?

 

Aimerais-tu nous dire autre chose ?

Eh bien si certains veulent plus d'infos sur mon travail ou sur Plume Blanche, qu'ils n'hésitent pas à venir faire un tour sur ma page auteur ou la page de la ME. Que ce soit Marion Obry ou moi même, nous répondons toujours aux questions éventuelles:)

 

Je voudrais remercier Sandra d'avoir bien voulu répondre à mes questions. 

 


16/02/2016
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Et si on discutait avec...

J'ai eu le plaisir de découvrir le premier tome du livre de Bobby Raiche

 

Et c'était un très bon moment. Et j'ai pu aussi poser quelques questions à son auteur

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Mon nom est Bobby Raiche, puisque je crois être plus qu’un simple prénom, je pense qu’on pourrait me décrire comme quelqu’un de sympathique et honnête. Au départ, les gens ont tendance à penser que je suis quelqu’un de très réservé, pour ma part je crois qu’il s’agit plutôt d’une carapace que j’essaie d’amincir avec le temps. Je ne passe jamais par quatre chemins lorsqu’il est temps d’exprimer ma pensée, mais j’essaie de le faire tout en gardant le respect et le professionnalisme qui m’a été transmis. En résumé, mon nom est Bobby Raiche, passionné, accro, obsédé, admirateur, fanatique de l’écriture. Un « p’tit gars de Pokemouche », avec des racines allemandes, indiennes, anglaises et acadiennes, qui a grandi en rêvant de dragons et de créatures magiques, de science-fiction ou de dramatique, un écrivain constamment à l’affût de toute inspiration pour de nouvelles aventures. L’écriture est un peu le manuscrit de mon existence. Et mon roman est une part de celle-ci...

 

Peux-tu nous parler un peu de ton pays, le Canada ?

Je n’ai pas exploré mon pays énormément, pour être honnête. Qu’est-ce que je peux en dire… le Canada est un endroit où il fait, généralement, bon vivre. Beaucoup de paysages à couper le souffle, nos prairies, nos champs, nos lacs et nos rivières. Je suis né au Nouveau-Brunswick, l’une des dix provinces du Canada, et suis originaire d’une péninsule (c’est-à-dire : une partie de terres émergées rattachée à une masse continentale par une zone relativement moins large qu’elle). La nôtre s’appelle la Péninsule acadienne. Pourquoi ce nom ? Parce que la plupart d’entre nous sommes des acadiens. Les descendants d’un peuple qui a été déporté en 1755, parce qu’on cherchait à l’éradiquer. Une tragédie qui a changé une culture jamais. Au final, l’Acadie en est ressortie plus forte et toujours aussi vivante. Nous sommes revenus sur la terre qui était nôtre. Chaque 15 août, un tintamarre a lieu, les citoyens de l’Acadie s’élèvent de partout pour faire le plus de bruit possible, afin de démontrer que nous sommes encore bien présent, chez-nous. La partie du Canada que j’ai connu, c’est ça !

 

As-tu toujours voulu être écrivain ?

Je mentirais si je disais que je n’ai pas toujours aimé l’écriture. En classe, j’étais cet étudiant qui était toujours content lorsqu’on devait rédiger des dissertations. Je me souviens que mes professeurs devaient, très souvent, m’arrêter parce que sinon je leur remettais des textes d’au-moins trente pages ! J’ai découvert que l’écriture était plus qu’un simple sujet scolaire pour moi, à l’âge de dix ans. Je me suis simplement mis, comme ça, à écrire dans mes cahiers Hillroy. Ça été comme une révélation, je découvrais que je pouvais écrire aussi longtemps que je le souhaitais, sur n’importe quel sujet, si ça me chantait ! Je créais mon propre univers, ses habitants, ses péripéties, sans aucune restriction quelconque. C’était un sentiment merveilleux ! Mon vocabulaire s’est développé au fil de mes écrits et de mes lectures, quant à lui. L’écriture c’est le travail d’une vie, nous ne cessons jamais d’apprendre ni de vouloir nous dépasser, mais si c’est ce que nous aimons, cela deviendra plutôt un plaisir, une passion, une source de bonheur, que nous ne perdrons jamais.

 

Parlons de tes lectures. Quel est ton livre préféré ? Quel est le livre que tu as le moins aimé ?

Il y en a beaucoup ! Récemment, j’ai beaucoup apprécié la série MAGYK de l’écrivaine Angie Sage. Il y a, bien sûr, la série Harry Potter qui est, à mon avis, un classique avec lequel j’ai eu la chance de grandir. Les chroniques de Narnia m’ont inspiré quelques éléments de mon roman, si vous avez un bon sens de l’observation, peut-être le remarquerez-vous ! Je me meurs d’entamer la série Le trône de fer de George R.R. Martin. Je manque un peu de temps, avec les études et l’écriture, mais ces livres font définitivement partie de ma pile à lire ! Ça c’est pour le fantastique. Au niveau horreur, je suis un fanatique irrécupérable de la série Frissons, une collection de livre pour adolescents destinés à leur faire peur, ainsi que La chaîne de la mort de Christopher Pike, paru dans la collection Peur bleue. Les livres de Stephen King, particulièrement le Dôme 1 et 2, ont été des coups de coeur en ce qui me concerne. Ensuite, au niveau Science-Fiction, Le souffle de Mars de l’écrivain Christophe Lambert a une place assurée sur mon étagère à livres ! Entre deux week-ends, j’en ai profité pour lire un peu de dramatique avec le roman Hate List de Jennifer Brown, que j’ai également adoré. Comme vous voyez, j’ai un style assez fluide, si l’histoire proposée me plaît, je deviens un lecteur accroché ! Pour ce qui est des livres que j’ai le moins aimé, j’avoue n’en avoir aucune idée ! Si un livre ne me plaît pas, ça ne signifie pas qu’il est mauvais, mais qu’il ne me touche pas personnellement, succès ou non, alors j’ai tendance à les oublier...

 

Quel est ton genre préféré ? Les thrillers ou autres choses ?

C’est certain que les Le thriller est un genre que j’affectionne particulièrement, j’aime la complexité psychologique dépeint par les criminels et leurs victimes, découvrir à chaque mystères résolus, quelques indices quant à son idée, sentir l’étau se resserrer autour des suspects potentiels. Bref, j’en raffole ! Mais j’aime aussi le Fantastique, Épouvante-Horreur, Fantasy, Aventures, Science-Fiction, Dramatique, Historique, Biographique. Le genre n’a pas vraiment d’importance à mes yeux, si l’histoire décroche mon attention, c’est ce qui compte !

 

As-tu une grande pile à lire ?

Ça, c’est sûr ! Il y a tellement de romans que je découvre de jours en jours et qui me semblent fascinants que je n’aurai sans doute jamais assez d’une vie pour tous les lire ! Mais, c’est aussi la beauté de la chose. Un livre, c’est comme une porte sur un univers nouveau, un voyage qui permet de s’évader dans l’esprit de l’auteur ! Ça ne fait mal à personne, ça ne coûte pas cher, c’est agréable et surtout, ça fait du bien. L’écriture et la lecture seront donc des petites sources de bonheur dont je pourrai profiter autant (ou presque !) que je le souhaites, pour le reste de ma vie ! Je me sens comme l’homme le plus riche du monde à chaque fois que j’y pense.

 

Y a-t-il des livres qui t'ont donné envie d'écrire ou qui t'inspirent ?

À peu près tous ceux que j’ai mentionnés plus tôt, haha ! La série Harry Potter, de J.K.Rowling sera toujours numéro un, par contre !

 

Ecoutes-tu de la musique quand tu écris ? As-tu des playlists spéciales écriture ?

Je suis amateur d’atmosphère silencieuse, mais il m’arrive parfois d’en écouter, tant qu’elles soient douces et qu’elles m’inspirent !

 

As-tu d'autres « rituels » lorsque tu écris (si tu veux bien en parler bien sûr) ?

Je ne sais pas si on peut considérer cela comme un rituel, mais j’écris toujours la première version du manuscrit à la main, ensuite je la retranscris à l’ordinateur, jamais le contraire ! Si je n’ai pas un stylo ou un crayon entre mes mains, l’inspiration vient beaucoup plus difficilement.

 

Je suis en pleine lecture de ton livre « Le loup de Fardy's land, tome 1 : Les liens du sang », peux-tu nous en parler un petit peu ?

L’histoire débute sur l’île de Fardy’s Land, avec six enfants qui vont jouer dans les bois, malgré l’interdiction de leurs parents, mais seulement cinq en revienne en vie. Personne ne sait vraiment ce qui a pu se passer pour que l’un de ces enfants commette un meurtre aussi sordide. Les légendes naissent, les théories et les récits fusent de toutes parts, mais très peu connaissent la vérité. Trente-quatre ans plus tard, un adolescent est assassiné lors d’une fête. Nous découvrons rapidement que ce meurtre et celui qui s’est passé plusieurs décennies auparavant ont un lien, qu’ils ont été commis par la même personne. Je n’en dirai pas plus, parce que je ne veux pas vendre l’intrigue, mais il ne faut surtout pas se fier aux apparences, avec ce roman, haha !

 

As-tu toujours su que ton histoire serait en plusieurs tomes ou est-ce que cela est venu lors de l'écriture ?

Je l’ai toujours su ! Toutes les histoires que j’ai écrites au cours de ma jeune carrière ont au moins une suite. J’avoue que j’aimerais bien, un jour, en écrire une se limitant à un seul volume.

 

Que pouvons-nous te souhaiter pour le futur ?

D’avoir atteint certains objectifs, d’être aussi heureux qu’avant et d’avoir appris toujours plus sur mon art, l’écriture.

 

Aimerais-tu nous dire autre chose ?

Merci d’avoir accepté de chroniquer mon roman et pour cette belle entrevue. Continuez votre beau travail, ce sont les gens comme vous qui donne une raison aux écrivains de persévérer.

 

Merci encore à Bobby Raiche d'avoir accepté de répondre à mes questions, et n'hésitez pas à aller découvrir son livre.


15/01/2016
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Et si on discutait avec...

Il y a quelques mois, j'ai eu le plaisir de pouvoir découvrir

 

Après cette lecture, j'ai eu un autre plaisir, celui de pouvoir poser quelque question à Eric Descamps, l'auteur de ce livre.

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Avec plaisir. Je suis un narrateur nocturne, consultant diurne dans le domaine de «l’e-Governement», et papa à temps plein. J’ai cinquante ans (bientôt «plus un», d’ailleurs). Ma famille à géométrie variable («recomposée», dit-on par facilité) compte cinq descendants, qui sont plus ou moins présents selon leur âge et leurs activités.

As-tu toujours voulu être écrivain?

Eh bien… non! Le goût d’écrire m’est arrivé par hasard. Quand j’avais 17 ans, j’ai raconté une «histoire vraie» dans un petit opus: celle d’un groupe de jeunes rhétoriciens qui décident de mettre en scène une version plein-air-et-grand-spectacle de «Roméo & Juliette» (j’y jouais un Mercutio un peu timide). C’est peut-être à cette époque que le plaisir de raconter des histoires, rêvées ou vécues, m’est venu. Mais je n’ai (presque) rien écrit d’autre avant mes quarante ans. Puis, petit à petit, le plaisir de concevoir des récits est venu me chatouiller, jusqu’à devenir un passe-temps saisonnier qui grignote mes nuits.

Parlons de tes lectures. Quel est ton livre préféré ? Quel est le livre que tu as le moins aimé ?

Pour la mélodie déjantée des mots, un de mes livres préférés est « Monsieur Malaussène », de Daniel Pennac. J’adore cet auteur, je le considère comme un des grands orfèvres de la prose française. Son plaisir ne réside pas que dans la gravité de ses propos ou dans les situations rocambolesques, mais dans le plaisir de faire susurrer au lecteur : « tu as bien l’image, mon pote ? Tu vois ce que je vois ? » …

Mais je n’ai pas « un » livre préféré, en fait. Rien que pour le monde que Stephen King y décrit, je suis un admirateur conquis de la saga de la « Tour Sombre ». J’ai aussi adoré « Le pendule de Fouclault », d’Umberto Eco même si loin d’avoir réussi à me hisser à tous les niveaux de lecture possibles de cet ouvrage.

En ce qui concerne le livre que j’ai le moins aimé… j’avoue avoir été fort déçu par les « grands auteurs à grands textes » portés au pinacle par mes professeurs de français de jadis… et à côté desquels je suis passé ! Que Malraux et Camus me pardonnent, mais je suis resté sur mes positions d’adolescent discrètement rebelle : je les trouve ennuyeux. Je lis pour me divertir, sinon rien.

Quel est ton genre préféré ? Les thrillers ou autre choses ?

Les thrillers et les polars me plaisent pour leur rythme, pour leurs thèmes parfois « noir-c’est-noir », mais cela ne fait pas de moi un inconditionnel du genre : tous les auteurs de thriller ne me plaisent pas, et certains d’entre eux peuvent autant me ravir que me décevoir. Personne n’est à l’abri…

Mes dernières heureuses surprises sont signées Fred Vargas et Harlan Coben.

Mais j’apprécie aussi les thèmes abordés par Stephen King (du fantastique à l’horreur, en passant par ses récits plus réalistes tels que « Rita Hayworth ou la rédemption de Shawshank », ou « la ligne verte »). Les romans historiques, la bit-lit, les romances ou la fantasy, en revanche, n’arrivent pas à me faire tourner les pages, même si en tant que (tout petit) éditeur j’ai abordé et publié ces deux derniers genres.

As­-tu une grandes pile à lire ?

Ma pile à lire est microscopique. Il faut dire que je n’arrive pas à lire pendant les périodes où j’écris. C’est comme un slogan célèbre pour la sécurité de nos routes, celui qui se termine par: « il fait choisir ». De janvier 2014 à février 2015, par exemple, la conception de mon dernier roman, « Innocenti », m’a pris tout mon temps libre : je n’ai rien lu, et je n’ai pas nourri ma PAL. J’ai repris mes lectures « pour le plaisir » en été 2015. Et puis, il y a les manuscrits que je lis en tant qu’éditeur : là, je peux tomber sur des pépites comme sur des textes qui me laissent froid, mais ça fait partie du boulot.

Y a-­t­-il des livres qui t'ont donné envie d'écrire ou qui t'inspirent ?

Depuis longtemps je suis admiratif de tous ces artistes qui nous emmènent dans leurs histoires et nous aident à nous faire notre propre cinéma. Pour cela, je remercie tous les auteurs dont j’ai lu les ouvrages jusqu’au bout… et j’ai rarement abandonné un livre en cours de route. Tous ces gens qui, sans savoir vraiment pourquoi, parviennent à faire naître des émotions, me fascinent, qu’ils soient écrivains, sculpteurs, cuisiniers, acteurs, j’en passe… Ils m’inspirent tous ! Un exemple : une nouvelle intitulée « la part des anges », en 2008, est née de quatre vers signés Cabrel :

 

« Vous êtes sûrement très belle

Comme ce petit miroir de vous

Qui s'endort contre mon aile

C’est tout ce que je sais de vous »

 

…comme quoi pour écrire je fais feu de tout bois, depuis un article de presse lu au hasard, jusqu’au parfum d’un grand vin du Rhône.

Ecoutes­-tu de la musique quand tu écris ? As-­tu des playlistes spéciales écriture ?

J’adore écouter la musique en général, mais je confesse quelques difficultés à écrire avec efficacité si je suis distrait. En revanche je me corrige volontiers en musique : il faut croire que ces deux activités, qui pourtant sont essentielles et relèvent du même processus, font usage de différentes parties de mon cerveau. Je dois être dans ma bulle pour avancer dans mon récit, le tailler, en dessiner la forme. En revanche, je peux être n’importe où pour poncer mon ouvrage, corriger ses aspérités, gommer ses imperfections : là, Muse, Phil Collins, Peter Gabriel, David Guetta et ses copains/copines en featuring peuvent faire péter le son, je corrige, je corrige, et jamais ne me laisse distraire.

As­-tu d'autres « rituels » lorsque tu écris (si tu veux bien en parler bien sur) ?

Séquence intimité : j’écris souvent assis dans mon lit.

La maison dort. Noir dans la pièce. Juste le clavier et l’écran. Je dois ressembler à un fantôme dans la lumière grise, mais la femme de mon cœur a la bonté de ne pas m’en tenir rigueur. Elle est ma conseillère technique et ma première lectrice, donc… je frappe les touches avec douceur pour ne pas la réveiller.

Pour le reste… Ah oui : la dernière vague de correction consiste en la lecture intégrale du récit à haute voix. J’aime les textes fluides. J’ai du mal avec les auteurs qui n’ont aucune oralité.

Le mariage pour tous est un vaste sujet, assez controversé, comment t'es venue l'idée d'y démarrer ton livre ?

Après « Alvéoles », mon premier roman, j’ai pris un peu de temps pour rassembler mes petits péchés de jeunesse. Parmi ceux-ci, j’avais relevé le fait que ce roman emmenait le lecteur dans une histoire à 100 à l’heure, mais sans vraiment s’ancrer dans notre quotidien. Pour « Innocenti », il me semblait une bonne idée de choisir un élément temporel qui reste dans la mémoire de chacun. J’avais déjà en tête ma bande-annonce vidéo, mes slogans, tout… je voulais que « ça claque » pour mieux intriguer le lecteur. Après tout on n’a que quelques secondes pour convaincre. Et puis nous rencontrons des personnages qui collent bien avec les sujets de société que ce type d’événement illustre : mariage pour tous, procréation médicalement assistée, surveillance vidéo, protection de la vie privée, c’est un bon terreau à thriller, ça, ma bonne dame ! Qui plus est, rien de tel qu’une manifestation pour perdre des pistes. Ma botte de foin était toute trouvée. J’ai caché l’aiguille jusqu’à la fin.

Tu as rajouté, je suppose que ce n'était pas prévu, un paragraphe à la fin penses-­tu faire une suite avec ces nouveaux évènements ?

C’est vrai que j’étais en train d’écrire les derniers paragraphes de « Innocenti » lorsque les événements dramatiques de début janvier 2015 se sont produits. Je ne souhaitais pas exploiter ceci, c’eût été d’un cynisme fini. En revanche, je pouvais laisser entendre que la traque des terroristes avait gagné en efficacité grâce à un des ingrédients principaux du roman. Après tout, il n’y a rien de plus plausible.

Une suite ? Je ne crois pas, en tout cas pas dans l’immédiat. J’ai d’autres récits en tête…

Mais je prends un plaisir immense à remettre en scène mes personnages préférés d’un récit à l’autre. Dans « Innocenti » on retrouve Milos qui s’est illustré précédemment dans « Alvéoles ». Dans « Alvéoles » je mets en scène deux personnages qui se sont rencontrés dans « La maîtresse d’écume » (une nouvelle de 2009)… J’aime bien ça : laisser les personnages revenir, se montrer différents, imaginer qu’ils ont tiré les leçons du passé… ou pas.

Ceci dit, il me semblait aussi légitime d’accorder au personnage de Vincent, que je malmène volontiers dans « Innocenti » (le pauvre), un loooooong repos bien mérité.

Que pouvons-­nous te souhaiter pour le futur ?

Je peux, vraiment ? Alors… des cohortes de lectrices et de lecteurs, être aussi beau et taquin que Rick Castle, de très longues nuits pour écrire, des oreillers douillets pour soutenir mon dos durant tout ce temps, une bonne vue pour lire mon écran, des idées en veux-tu en voilà, de bons conseils de mon entourage, un éditeur motivé (trop facile, c’est moi), et la liste n’est pas exhustive…

Aimerais-­tu nous dire autre chose ?

 

Oui : merci infiniment pour votre démarche et pour cette interview.

 

Les blogs (mais pas que) font bouger les lignes dans le monde de l’édition, et c’est très bien ainsi. Vous avez pris une place qu’on ne vous a pas offerte sur un plateau, on vous écoute, on vous lit, on vous regarde. Bravo.

 

On vous critique aussi. C’est bon signe, ça veut dire que vous comptez.

 

Continuez, entêtez-vous.

Merci beaucoup à Eric Descamps d'avoir accepté de répondre à mes questions. Et surtout n'hésitez pas à découvrir ses livres.


15/12/2015
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Et si on discutait avec...

Je commence vraiment adorer ce rendez-vous. J'aime prendre contact avec des auteurs et lire leurs réponses à mes modestes questions. Et vous, est-ce que vous appréciez ce rendez-vous? Aimez-vous découvrir des auteurs dont j'ai aimé les livres?

 

Bon après ce petit sondage, je vous propose de découvrir une auteur dont j'avais vraiment apprécié la lecture de son livre. J'attends le second avec impatience (peut-être que je l'aurais reçu lorsque cette article paraîtra).

 

Et je vous laisse découvrir Lena Jomahé, l'auteur du livre...

 

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

J’me présente, je m’appelle Henri… non c’est pas ça, pardon… donc Léna, trente ans et des poussières, toujours douze ans dans ma tête, ce qui devient parfois difficile quand il faut élever 2 enfants.


As-tu toujours voulu être écrivain ?

Je ne peux pas dire que j’ai toujours voulu être écrivain, mais j’ai toujours voulu écrire. Lorsque j’étais en primaire je disais que je voulais être journaliste pour la presse écrite, puis les années ont passées et je me suis dirigée dans un « vrai » métier. Malgré tout, je rêvais toujours en secret de poser des mots et de créer des histoires. En 2013 des circonstances personnelles m’ont amenées à faire une pause dans ma carrière professionnelle, c’est à ce moment là que je me suis dit que c’était le bon moment. J’étais lancée.

Parlons de tes lectures. Quel est ton livre préféré ? Quel est le livre que tu as le moins aimé ?

Ma saga préférée est Harry Potter. Beaucoup de livres ont marqué et rythmé ma vie : L’écume des jours, le petit prince, mon bel oranger, Germinal, vipère au poing… mais la saga Harry Potter m’a plongée dans un univers complètement différent et je regrette la période où je languissais la sortie de chaque tome. Je ne pense pas aux livres que j’ai le moins aimés… je préfère passer à une nouvelle lecture.

Quel est ton genre préféré ? La science-fiction ou totalement autre chose ?

La Dystopie et l’Urban Fantasy. Je ne lis pratiquement plus que ça.

As-tu une grande pile à lire ?

J’ai une énorme PAL numérique, quelque chose comme 200 ebooks. Je craque facilement pour les nouvelles sorties et les suites de saga, mais je ne lis plus au rythme que je voudrais, ce qui fait que les achats s’accumulent, sans que je n’arrive à m’arrêter d’acheter les livres qui me font envie…

Y a-t-il des livres qui t'ont donné envie d'écrire ou qui t'inspire ?

Je ne m’inspire pas d’un livre, mais d’un genre et d’un tas d’autre chose. Une actualité, une information, une discussion… tout est n’importe quoi peut déclencher une alarme dans ma pauvre tête et je me retrouve à noter des synopsis dans un fichier qui ne fait que s’allonger.

Ecoutes-tu de la musique quand tu écris ? As-tu des playlistes spéciales écriture ?

Oui, quasiment à chaque fois… je n’ai pas de playlist particulière, j’écoute ce qui me fait plaisir sur l’instant et qui me plonge dans l’état émotionnel dont j’ai besoin, même si j’affection particulièrement le pop-rock.

As-tu d'autres « rituels » lorsque tu écris (si tu veux bien en parler bien sur) ?

Du thé et m’isoler dans mon bureau dans le noir.

Parlons un peu du livre Les oubliés (le seul que j'ai lu pour l'instant), comment t'es venu l'idée de départ de cette dystopie ?

Je venais de lire plusieurs romans dystopiques dont la fin ne me satisfaisait pas amplement, voire pas du tout pour certaines. Je me suis donc demandé quelle histoire j’aurais envie de lire, quelle fin me plairait à coup sûr. Deux heures après j’avais la quasi-totalité de la trame du tome 1 et du tome 2 en tête et je me suis lancée.

Il y avait déjà eu une autre édition, pourquoi as-tu choisi de faire rééditer cette histoire chez Plume Blanche ?

La première version des Oubliés est sortie en 2014 aux éditions Sharon Kena. Une fois le roman sorti j’ai eu l’impression de ne pas être à ma place dans la maison d’édition, de ne pas correspondre totalement à la ligne éditoriale. Puis ma nouvelle éditrice est venue me voir en me disant que le roman était vraiment bon, mais qu’il pouvait encore être amélioré. Nous en avons beaucoup discuté, j’ai écouté ses conseils et finalement j’ai décidé de lui faire confiance. Je ne le regrette absolument pas. La nouvelle version fait 100 pages de plus. Il y a eu des ajouts, des modifications, des améliorations, tout cela rend le roman beaucoup plus complet.

 

Que pouvons-nous te souhaiter pour le futur ?

De réussir à toucher les lecteurs. De réussir à faire en sorte que les Oubliés et la Sorcière Rouge trouvent leur lectorat et surtout que l’inspiration ne me quitte pas. J’aime écrire, j’aime passer du temps à me torturer l’esprit pour savoir ce qu’il va bien pouvoir arriver à mes personnages. Et je n’ai vraiment pas envie que ça s’arrête.

Aimerais-tu nous dire autre chose ?

J’ai envie de dire merci. Merci à tous ceux qui m’ont déjà lu et à ceux qui projettent de le faire. Je n’avais jamais pensé partager mes écrits un jour et encore moins que cela plaise. Et pourtant, 2 ans après avoir commencé à écrire, je suis là. Deux sagas de commencées, un one-shot en écriture et plein de projets dans la tête. Je ne sais pas si ça aurait été le cas si le manuscrit des Oubliés était resté dans mon disque dur. Les Oubliés ont rencontré les lecteurs et ils ont plu, je souhaite la même chose à Stan et Erika de La Sorcière Rouge. Erika est complètement folle… mais je l’adore.

 


 

 


15/11/2015
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Et si on discutait avec...

Nous sommes déjà le 15 octobre et comme le mois passé, je vais vous présenter une auteur dont j'ai vraiment beaucoup aimé le livre.

 

Je vous parle du livre

 

C'est un livre que je vous conseille vraiment qui parle de l'avenir de notre planète grâce à un jeu vidéo (bon la c'est très résumé).

 

Si vous avez lu le livre ou pas, vous pouvez quand même découvrir l'auteur de ce livre.

 

Peux-tu te présenter en quelques mots en 2015 et en 2100 ?

2015 Hello ! Je suis une citoyenne du monde et je me bats pour que celui-ci arrête de déraper.

2100 Sophinette is ready for the mission.

 

As-tu toujours voulu être écrivain ?

LOL. Non. Je ne me sens pas « écrivain » ou bien juste par intérim le temps d’une histoire. Si je me suis lancée dans l’écriture d’ALE 2100, c’est que je n’avais pas les moyens d’en faire un jeu vidéo ou une série télé ! Il m’a été très difficile de raconter cette histoire à l’écrit.

 

Parlons de tes lectures. Quel est ton livre préféré ? Quel est le livre que tu as le moins aimé ?

Aïe. Je ne pourrai pas répondre à ta première question, car je n’ai pas de livre préféré. J’ai lu des livres que j’ai adorés, mais mon ressenti change avec le temps… Et honnêtement, des bons bouquins, il y en a plein. De même, il y a des livres que je n’ai pas aimés et je crains de ne pas avoir gardé en mémoire leur titre ^^ Je ne les ai pas terminés, tout simplement, et donner un nom ne servirait à rien.

 

Quel est ton genre préféré ? La science-fiction ou totalement autre chose ?

Je ne lis pratiquement pas de SF (que je trouve souvent trop compliquée). Par contre, j’en suis fan au cinéma. Je ne pense pas avoir de genre préféré en littérature. Je picore selon les résumés, les avis de lecteurs ou blogueurs et je m’intéresse aussi aux livres d’auteurs édités ou indés que je croise sur les salons ou sur le Net.

 

As-tu une grande pile à lire ?

Oui et une immeeeeeeeeeense WL.

 

Y a-t-il des livres qui t'ont donné envie d'écrire ou qui t'ont inspirée pour écrire ALE 2100 ?

Pas vraiment. C’est la tristesse de voir comment nous nous traitions les uns les autres, ainsi que notre planète, qui m’ont donné envie d’agir. L’inspiration, elle, est venue de beaucoup d’éléments : mon expérience, mes voyages, des gens que j’ai croisés IRL ou sur le Net, de films, de jeux vidéos, du monde tout simplement.

 

Ecoutes-tu de la musique quand tu écris ? As-tu des playlists spéciales écriture ?

J’écris dans le plus grand silence ; parfois, pour une scène triste, je me passe une chanson nostalgique pour retranscrire mon ressenti : l’estomac qui se contracte, les poils qui ce se hérissent, la respiration qui change… je pense qu’Adèle a été ma plus grande inspiratrice dans ce domaine.

 

As-tu d'autres « rituels » lorsque tu écris (si tu veux bien en parler bien sûr) ?

Je n’ai pas de rituel, car je suis dans l’attente presque en permanence. J’alimente mon cerveau avec des reportages, des films ou des articles de presse. Au bout d’un moment, le puzzle semble se mettre en place : une scène se dessine et hop, je fais chauffer le clavier. Ce moment est presque magique, car j’ai l’impression de vivre tout ce que vivent les héros. Je sors de là essoufflée et épuisée, mais heureuse. Puis, commence la frustration de l’attente jusqu’au prochain miracle !

 

Maintenant parlons un peu d'ALE 2100, j'ai vraiment aimé le concept du jeu vidéo pour nous montrer (ainsi qu'à Lola) le monde tel qu'il pourrait être en 2100. Comment t'es venue l'idée de départ ?

Assez rapidement en fait. Je sais que l’expérience apporte plus que la théorie. Qu’est-ce qui de nos jours peut te faire vivre quelque chose à moindre cout ? La réalité virtuelle ! La réponse était une évidence pour moi. Je dis à moindre cout, car tu peux aujourd’hui construire ton propre casque pour quelques euros (un cardboard) et télécharger des apps gratuites sur ton téléphone portable qui te sert d’écran. J’ai moi-même acheté un de ces casques et j’entraine les lecteurs dans un grand huit virtuel lorsque je suis en dédicace. Bientôt, tu pourras visiter le monde entier en restant allongé sur ton canapé !

 


 

Tous les scénarios présentés sont assez pessimistes (même si j'y ai vu souvent des reflets de la réalité), comment t'es-tu documentée pour ces scénarios ?

J’ai lu beaucoup d’articles sur le Net, ainsi que le rapport du GIEC, j’ai visionné de très nombreux reportages sur YouTube et des films comme « Home » ou « Les temps changent ». Je pense avoir fonctionné comme n’importe quel citoyen européen. Je m’intéresse à ce qui m’entoure et de clic en clic, je m’informe. J’ai listé les problématiques, puis j’ai essayé de leur attribuer une localisation puisqu’ALE est un tour du monde. Une fois ces deux éléments déterminés, il ne me restait plus qu’à inventer les missions.

 


 

Es-tu, toi-même, fan des jeux vidéo ? Et aurais-tu aimé être à la place de WaveRider ?

J’ai passé des heures et des heures à jouer, puis j’ai arrêté. Trop de stress ! Quand on joue, on est plongé dedans !

J’ai eu mieux que Wave, j’ai beaucoup voyagé, pour de vrai, et j’ai adoré. Je suis entrée dans une pyramide, j’ai marché dans des névés, j’ai crapahuté dans des souterrains Viêt-Cong, j’ai bu le thé avec des inconnus avec qui j’étais incapable de communiquer, j’ai vu Venise avant l’âge, j’ai fait le grand canyon en hélicoptère… J’ai tout de même hâte que de nouvelles applications virtuelles se développent afin de pouvoir visiter avec mon casque des musées, des fonds marins et pourquoi pas la lune !

 

Comment s'est passé l'écriture de ce roman ?

En douleur. Je pense n’avoir jamais autant pleuré devant un écran que pendant cette période. Certains des reportages que j’ai visionnés étaient horribles, voire très violents, au point de bouleverser pas mal de choses dans ma vie. J’ai réduit ma consommation de viande par exemple. Je me demande comment les gens qui travaillent dans les abattoirs font pour ne pas devenir fous. J’évite les parcs animaliers. Je ne voyage plus. Je ne sais pas trop où aller. Les extrémistes m’horrifient. Entre les religieux déments, les manquements envers les femmes, le travail des enfants, les trafiquants en tout genre, ces despotes qui se prennent pour les rois du monde, aucun pays éloigné ne m’attire pour le moment. Après, j’ai dû composer avec toutes ces infos, je ne voulais pas d’un récit pessimiste. Je veux alerter, faire prendre conscience. D’un autre côté, j’ai découvert une solidarité incroyable. Beaucoup d’inconnus du Web sont venus m’aider et me soutenir. De nombreux lecteurs poursuivent ce travail en parlant du livre autour d’eux. Je dois bien avouer que c’est assez extraordinaire !

 

Il devrait y avoir une suite ? As-tu une idée de quand ?

Oui, il devrait y en avoir une. Je suis incapable de te dire quand elle sortira. J’avais tous les éléments en tête et la fin de mon message, puis j’ai vu des gens se faire décapiter sur YouTube et d’autres se faire tuer dans un journal à Paris. J’ai pris une nouvelle claque. La réalité est devenue plus horrible que mes histoires. J’étais incapable de transmettre l’amour que j’ai pour cette planète et ses habitants. Aujourd’hui, les choses ont changé et moi aussi. Je trace une nouvelle route pour la fin de cette histoire. Je la découvre au fil de mes recherches.

 

As-tu des idées pour d'autres livres ?

Non, je ne suis pas faite pour l’écriture ; ALE 2100 plait parce que c’est plus qu’un livre, c’est un voyage et je crois que la majorité des lecteurs l’ont compris. J’ai écrit des textes courts : « Deus + Juliette », car j’avais envie de parler d’amour, « Dans la poubelle du 36 » suite à un challenge lancé par une amie et enfin « La Perle » pour répondre à un concours. Ces histoires sont sympathiques, mais ne font pas de moi un écrivain. ALE 2100 représente ma contribution au changement et à la littérature.

 

Que pouvons-nous te souhaiter pour le futur ?

D’avoir tort. Qu’ALE ne devienne jamais une réalité. (Que Luc Besson se penche sur mon projet).

 

Aimerais-tu nous dire autre chose ?

Je donne la parole à Alan Spade, un auteur SF : « Ne sous-estimons pas la multitude de petits pouvoirs additionnés que nous représentons. Nos choix peuvent façonner l’avenir. »

Merci à tous pour votre soutien.

 



15/10/2015
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Et si on discutait avec...

Depuis quelque temps, une idée pour un nouveau genre d'article pour le blog me trottait dans la tête. Maintenant j'ai un peu réussi à mettre de l'ordre dans mes pensées et je vous présente donc ce nouvel article. Il y en aura un par mois, le 15 du mois.

 

Et pour ce mois de septembre, je vous présente donc

 

Vous connaissez sans doute sa série Les Outrepasseurs. Et aujourd'hui, vous allez donc découvrir l'auteur.

 

Tout d'abord, merci encore d'avoir accepté de participer à cette interview. Alors commençons...

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

D’abord, merci pour cette invitation ! Pour ce qui est de me présenter, j’ai 32 ans, j’exerce la profession de traductrice et quand je ne suis pas en train de bouquiner, j’aime faire de longues ballades. Je vis aussi avec une Muse dans la tête, mais je vous promets que la cohabitation se passe bien ! (enfin, la plupart du temps !)

 

As-tu toujours voulu être écrivain ?

J’ai toujours eu des histoires dans la tête et l’envie de les faire partager, c’est clair ! Un sacré bon départ quand on veut devenir écrivain… 

 

Je pense que « le Seigneur des anneaux » a été un déclencheur pour toi, y a-t-il d'autres livres qui t'inspirent quand tu écris ?

Oh oui, plein ! « Le Seigneur des Anneaux » garde une place spéciale dans mon cœur car il marque mon entrée de plein pied dans le monde de la fantasy. Pour autant, mes lectures sont éclectiques et variées, même si je garde une préférence pour le YA – qui n’est pas un genre, mais en regroupe plusieurs d’ailleurs ! – et l’imaginaire.

 

Pour les auteurs, cela va de Zola à Vargas, en passant par Léonora Miano ou encore Louise O’Neill. Des plumes inoubliables !

 

Ecoutes-tu de la musique quand tu écris ? As-tu des play listes spéciales écriture ?

Ah non, aucune ! En fait, j’écris beaucoup mieux dans le silence, ce qui permet d’entendre la musique des mots dans mon esprit 

Bien sûr, le silence absolu n’est pas toujours possible – c’est même devenu une denrée rare ! – donc je peux écrire même dans une ambiance bruyante.

 

As-tu d'autres « rituels » lorsque tu écris (si tu veux bien en parler bien sur) ?

Non, pas spécialement. Mais si ma séance d’écriture peut s’accompagner d’une tasse de café le matin/de thé l’après-midi et des ronrons de mon chat lové à côté de l’ordinateur, c’est juste parfait !

 

Parlons un peu de la série les Outrepasseurs, comment t'es venu l'idée de départ ?

Ca a été la conjonction de plusieurs éléments en fait : d’une part ma fascination pour l’univers des contes de fée – et je ne parle pas des versions Disney ! – d’autre part, ma volonté de jouer avec ces codes qu’on retrouve dans la fantasy urbaine. Il y a aussi cette question, qui forme l’épine dorsale de la saga, à savoir « Comment réagir face à quelqu’un qui menace votre famille, vos enfants ? Quelqu’un qui semble tout savoir de vous alors que vous ne connaissez rien sur cette personne ? Comment réagiriez-vous ? ».

De là est né le premier tome des Outrepasseurs !

 

Comment c'est passé l'écriture de cette saga ? Savais-tu dès le début que ce serait une trilogie ou cela est venu au fur et à mesure de l'écriture ?

Je savais que cette histoire aurait besoin de plusieurs tomes pour se développer et prendre son essor et j’ai eu de la chance que Gulf Stream Editeur prenne le pari de se lancer dans une trilogie dans ce cadre, c’est clair !

Si j’avais les grandes lignes en tête, je ne savais pas vraiment quelles étapes jalonneraient l’écriture des autres tomes, je l’ai découvert au fil de l’écriture.

 

As-tu déjà d'autres idées de livres ?

Plein ! Quand je disais que je cohabitais avec une Muse… Normalement, un prochain roman, intitulé « Qui, de nous deux ? » devrait être publié l’année prochaine, toujours chez Gulf Stream Editeur, dans un registre très différent de celui des Outrepasseurs.

 

Aimerais-tu nous dire autre chose ?

« Ne jamais arrêter de rêver » me semble être une bonne devise 

 

Je remercie encore Cindy Van Wilder d'avoir accepté de répondre à mes questions, moi petite blogueuse. Et si vous voulez découvrir la série, n'hésitez pas à cliquer sur les couvertures des livres.

 




15/09/2015
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